Aller au contenu
Accueil » Sangliers en ville et en périurbain : quelles solutions pour une commune ?

Sangliers en ville et en périurbain : quelles solutions pour une commune ?

    Pelouses retournées dans un lotissement, poubelles éventrées, compagnies qui traversent une départementale à la tombée de la nuit : de plus en plus de communes voient les sangliers s’installer à leurs portes, et parfois en plein tissu urbain. Le phénomène inquiète les habitants et engage la responsabilité des élus. En zone habitée, pourtant, on ne régule pas comme en plaine. Voici ce que peut faire une commune, qui décide, et quelles solutions fonctionnent.

    Pourquoi les sangliers s’approchent des villes

    Les populations de sangliers ont fortement progressé en France au cours des dernières décennies. Les animaux trouvent en périphérie des villes tout ce qu’ils cherchent : des friches et des espaces verts pour se remiser, de la nourriture facile (déchets, jardins, compost, nourrissage volontaire ou non) et surtout la tranquillité. Là où l’on ne chasse pas, rien ne les dérange. Une fois installée, une compagnie revient d’une nuit à l’autre.

    Les risques pour la commune

    • La sécurité routière : les collisions avec des sangliers peuvent être graves.
    • Les dégâts : jardins, espaces verts, terrains de sport, cimetières, digues et talus.
    • La sécurité des personnes : un animal acculé ou une laie suitée peuvent charger.
    • Le risque sanitaire : le sanglier est concerné par plusieurs maladies animales surveillées, dont la peste porcine africaine.

    Qui peut agir, et comment

    Le maire dispose de pouvoirs de police pour assurer la sécurité publique. Le Code général des collectivités territoriales (article L. 2122-21) lui permet notamment, à défaut des détenteurs du droit de chasse, de prendre les mesures nécessaires à la destruction d’animaux sauvages causant des dommages, sous le contrôle de l’administration.

    Le préfet peut ordonner des battues ou des tirs administratifs, conduits par les lieutenants de louveterie (Code de l’environnement, article L. 427-6). C’est le cadre habituel des interventions en zone périurbaine, là où la chasse ordinaire n’est pas pratiquée.

    La fédération départementale des chasseurs et les sociétés de chasse restent des partenaires essentiels autour de la zone urbaine : la pression exercée en périphérie conditionne ce qui se passe en ville.

    Les solutions qui fonctionnent

    1. Comprendre avant d’agir

    Combien d’animaux, d’où viennent-ils, où se remisent-ils, par où passent-ils ? Le survol par drone équipé d’une caméra thermique et les observations nocturnes répondent à ces questions sans déranger les riverains. C’est la base d’un diagnostic sérieux. Nous l’avons pratiqué récemment lors d’un comptage dans les Landes.

    2. Supprimer ce qui attire

    Sécuriser les conteneurs à déchets, interdire et faire cesser le nourrissage, entretenir ou clôturer les friches et les zones de remise, protéger les espaces sensibles par des clôtures adaptées. Sans ces mesures, toute régulation reste provisoire.

    3. Intervenir de façon adaptée à la ville

    En zone habitée, l’intervention relève en priorité du lieutenant de louveterie, missionné par le préfet. Avec les piégeurs agréés, ce sont les interlocuteurs que nous privilégions : nous leur transmettons les demandes et nos observations, pour qu’ils conduisent l’intervention dans le cadre fixé par l’administration. Le tir classique étant souvent impossible en ville pour des raisons de sécurité, plusieurs moyens peuvent être mobilisés selon les autorisations :

    • la capture au moyen de cages-pièges adaptées au sanglier ;
    • le tir à l’arc, silencieux et à courte portée, associé à l’imagerie thermique pour identifier l’animal avec certitude ;
    • l’effarouchement, pour repousser les animaux d’une zone précise.

    Ces moyens sont décrits sur notre page gestion en milieu urbain. Le choix dépend de la configuration du site, du nombre d’animaux et des autorisations obtenues.

    4. Suivre dans la durée

    Un suivi après intervention (observations, cartographie, ajustements) évite que la situation se reconstitue la saison suivante.

    Le rôle de Cynegetix

    En ville, nous privilégions la filière locale : nous transmettons les demandes des collectivités à la louveterie et aux piégeurs agréés du secteur. Lorsque la situation est trop complexe pour eux, Cynegetix réalise un diagnostic conforme au cadre légal : analyse de terrain et comptage, plan d’action concerté avec la mairie, la préfecture, la louveterie et les chasseurs, puis suivi et rapport. Le cadre légal est rappelé sur notre page réglementation.

    Votre commune est concernée ?

    Demandez un diagnostic : nous évaluons la situation et vous proposons une stratégie adaptée à votre territoire.